Je ne pensais pas avoir un jour à lancer ce genre de cri (de satisfaction en plus !), mais assurément la championne du monde junior en titre, Mao Asada, a marqué les esprits à Paris, et particulièrement ceux de ses concurrentes directes !
Car c’est une entrée fracassante que cette toute jeune patineuse japonaise a fait dans le circuit senior. Après avoir pris la seconde position de la Coupe de Chine, n’étant devancée que par l’incontournable Irina Slutskaya, elle s’est imposée ce week-end durant l’étape parisienne du Grand Prix, le Trophée Eric Bompard.
Si en Chine Shizuka Arakawa, la championne du monde 2004, a réussi à se placer devant sa compatriote dans le libre, il n’en fut rien à Paris. Mao avec au général 182.42 points à pris le large, améliorant encore son score, y compris sur les « componentes », réalisant son « personal best ».
Agée seulement de 15 ans, Mao Asada, avec ses costumes enfantins, s’est montrée bien précoce (à moins que ce ne soit de l’insouciance), prenant un plaisir évident à patiner. Elle enchaîna durant son libre presque toute la panoplie des sauts, se permettant plusieurs combinaisons dont une fameuse triple boucle-double boucle-double boucle, et surtout ce que tous les spécialistes et amateurs éclairés attendaient, un somptueux triple Axel ! Sa côte de popularité est déjà grande auprès du public, qui s’est régalé de voir d’aussi bonnes prestations.
La « gamine » ne se refuse rien et a d’ailleurs déclaré vouloir inclure dans son libre deux triples Axels pour la finale du Grand Prix, chez elle à Tokyo ! Comme s’en moquait durant la compétition le journal ‘L’équipe’ en écrivant « dehors les mémères », Irina Slustkaya aura intérêt à bien se tenir et ne pas compter que sur ses pirouettes de niveau 4. Car même sur le plan artistique Mao Asada fait preuve de beaucoup de grâce et de talent. Son libre, notamment, est fort bien conçu, la chorégraphie et la musique mettent bien en avant la fraîcheur de son jeune âge.
Heureusement pour ses compatriotes, Mao est trop jeune de trois petits mois pour pouvoir participer aux prochains Jeux Olympiques à Turin. La sélection olympique se fera donc sans elle, dernière chance peut-être pour les Arakawa ou Suguri, si elles sont sélectionnées, de pouvoir briller. En effet on peut supposer que dès les championnats du Monde à Calgary au Canada en mars prochain, le passage de relais s’imposera. Mao Asada : un nom à retenir, elle n’a pas fini de faire parler d’elle…
par