Mondiaux 2017, court messieurs : réactions de Javier Fernandez, Shoma Uno, Patrick Chan et Brendan Kerry

Javier Fernandez :
Je suis content de ma performance, les championnats du monde, c’est la compétition où vous voulez patiner du mieux possible et surprendre tout le monde ! Des fois ça marche, des fois non, aujourd’hui était un bon jour pour moi ! C’est bien que les juges aient noté correctement au niveau des composantes; les transitions, l’exécution, c’est très important ! Et ça ne dépend pas du nombre de quadruples que vous faites dans votre programme. Si vous vous focalisez sur la technique ou sur les composantes uniquement, vous enlevez un élément essentiel du patinage artistique, et vous perdez tout !
Ici, tout le monde sait combien Patrick Chan peut être merveilleux quand il patine à son meilleur. Comme aujourd’hui ! C’est normal qu’il ait de très bonnes deuxièmes notes.
Ne pas avoir mes patins le premier jour, ça ne m’a pas dérangé du tout, j’avais prévu de passer au club de foot avec mon sponsor, aller m’entraîner n’était pas prévu. Et finalement mes patins sont arrivés dans l’après-midi.

 

Shoma Uno :
J’ai réussi à patiner comme je le fais à l’entraînement, donc je suis très content. Non, je n’ai pas de routine avant de monter sur la glace, je fais ce qui se passe par la tête pour être bien dans mes patins. Il y a beaucoup de fans japonais ici, l’ambiance est assez fantastique.
Quand je regarde les autres patineurs, je vois tout le chemin qu’il me reste encore à parcourir pour améliorer mon patinage.
Le quadruple flip ? Je l’ai appris assez vite en fait. Après les mondiaux l’an passé, j’étais un peu déprimé, alors pour me changer les idées je me suis lancé le défi des quatre tours sur le flip, ça me faisait penser à autre chose. Et j’ai atterri le saut très vite, dès la première session ! J’ai pu ainsi le réussir à la compétition par équipe en toute fin de saison.

 

Patrick Chan
Je suis sur le podium provisoire avec deux excellents patineurs qui ont deux quadruples dans leur programme… c’est très impressionnant ! Il faut que je reste concentré sur ce que je sais faire, que je reste dans mon propre monde, sinon je peux me déconcentré très rapidement, avec eux ça va vite ! Je suis plus âgé maintenant, mes routines d’entraînement ont beaucoup plus de variétés qu’avant, il y a des plages de travail très intense mais aussi des moments de récupération.
Notre sport change vraiment très vite en ce moment, Shoma a appris le quadruple flip en un rien de temps, ce dont je suis totalement incapable. Avec Javier, on doit être les deux seuls patineurs encore sur le circuit qui ont participé aux Jeux de Vancouver en 2010. J’essaie de me souvenir de toutes les victoires que j’ai pu avoir depuis, c’est comme ça que je peux rester au top et pouvoir toujours rivaliser avec le top mondial.

 

Brendan Kerry
Je suis très content de mon programme, tout s’est bien passé dans l’ensemble et je fais mon meilleur score de la saison !
Le choix musical de ‘Singing in the rain’, disons que quand j’étais junior, des amis à moi m’ont dit que je devrai utiliser cette musique, mais j’ai attendu cette saison pour être assez mature pour pouvoir vraiment m’exprimer sur ce thème.
J’ai déjà participé aux Jeux Olympiques, en allant chercher ma qualification au Nebelhorn Trophy, c’est sûr que j’aimerai gagner ma place directement sur ces championnats !
A l’entraînement, je travaille le quadruple boucle. Certains jours je le sens assez bien, d’autres non, j’ai toujours des petites blessures dont il faut que je tienne compte, j’y vais doucement. Peut-être l’année prochaine. Dans le libre je prévois déjà trois quadruples, deux piqués et un Salchow. Ce n’est pas exactement un minimum requis, mais c’est le contenu technique qu’il faut avoir pour jouer dans la cours des grands. C’est très dur à faire ! Il faut beaucoup de concentration, ça prend énormément d’énergie. La première fois que j’ai réussi à passer les trois à l’entraînement, à la fin du programme je suis sorti de piste et disons que ce que j’avais dans le ventre a fait un aller retour… Maintenant je tiens mieux les programmes, généralement c’est le deuxième quadruple qui est le plus dur, car je suis content d’avoir réussi le premier mais il faut que je me reconcentre juste après. Pour le dernier, j’ai un peu plus de temps.
En dehors de la glace, je ne fais plus de triple sauts, j’ai eu assez d’entorses de la cheville à cause de ça ! Je ne fais que des doubles au maximum. J’ai aussi un ‘spinner’, un petit appareil pour faire des pirouettes, et sinon je fais beaucoup de cardio.
Ce qui est assez formidable, c’est qu’à l’entraînement, avec Tammy Gambill, il y a beaucoup de bons patineurs sur la piste ! Tammy a lancé une sorte de concours : quand on réussit un programme sans faute, on a notre nom sur le tableau et une encoche. Celui qui a le plus d’encoches à la fin de la semaine gagne un prix. La plus féroce dans ce jeu c’est Karen Chen, elle est très forte pour faire des programmes parfaits !
Sinon j’essaye de rentrer en Australie trois ou quatre fois par an, pour les championnats nationaux, et après les mondes en général. A part une fois aussi où ma famille et mes amis me manquaient, j’ai fait un aller retour express.

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