Euros 2017 : réactions des messieurs après le libre

Javier Fernandez :
Bien sûr je suis fier de mon cinquième titre, mais le libre était loin d’être parfait… peut-être que je le garde en stock pour Helsinki ! Ma chute sur le programme libre, elle n’est peut-être pas impressionnante, mais c’est une des pires de ma carrière. Je pensais que le saut allait passer, et la ma pointe a dû prendre la glace… mon patin est resté coincé, et tout le reste de mon corps a tourné autour, pour finir par tomber lourdement sur ma hanche. Mais bon, je suis toujours en un seul morceau !
La combinaison triple-triple sur l’Axel, c’est mon plan B quand le quadruple Salchow n’est pas assez bon pour enchaîner sur un triple. Par contre, la combinaison triple Lutz-triple boucle piqué-triple boucle, je la travaille, mais elle n’est pas d’actualité pour l’instant, peut-être l’année prochaine. C’est très dur à faire, et ça remet en cause les autres passes de saut, il va falloir bien réfléchir.

Maxim Kovtun :
Je suis vraiment content car j’ai réussi à briser mon propre plafond de verre ! Depuis un certain temps je n’arrivais plus à faire deux programmes propres sur une même compétition, quand un était bon l’autre était souvent un désastre. Je travaille avec un préparateur psychologique, maintenant ça va mieux !
L’histoire de ma musique … ? Cet été pour la session de test où on présente nos nouveaux programmes en Russie, mon programme n’était pas du tout celui-là. J’en avais monté un premier avec Peter Tchernyshev, mais j’ai décidé de changer. Quand je suis tombé par accident sur la musique de ‘Iron sky’, elle m’a beaucoup plus et j’ai suggéré de l’utiliser pour un programme. Avec Ilia Averbukh on pensait un faire un numéro de gala, mais selon lui la musique me plaisait tellement qu’il fallait en faire un libre ! Il ne faut pas trop faire attention au contexte politique de dictature, même si un passage est tiré du film de Chaplin. Au début de mon programme, je libère un oiseau. L’idée ensuite est que le monde est en fait une prison pour chacun d’entre nous, mais que le plus important est l’amour. Désolé pour la longue explication, mais je vous avais prévenu que la question était difficile (rires) !

Mikail Kolyada :
Mon programme libre ne s’est pas vraiment déroulé comme prévu… si la chute sur le quadruple Lutz n’était pas inattendue, l’erreur sur l’Axel était assez déroutante. Venir ici en tant que champion russe, ça m’a peut-être donné un peu plus de confiance, mais c’était assez dur de rester concentré tout le long de la compétition. J’ai encore beaucoup à travailler, sur de nombreux points de mon patinage, mais le public m’a bien suivi, je suis content que mon programme ait plu.
Mon pourcentage de réussite sur le quadruple Lutz ? A l’entraînement, je dirai que c’est 50/50. Malgré tout je pense que le risque en vaut le peine, il faut que je le tente en compétition.

Chafik :
C’était dur de tenir le libre comme à chaque fois, mais patiner reste avant tout un plaisir, une passion !
On avait choisi avec mon entraîneur hier de ne pas mettre le quadruple Salchow. Vu la prise de risque du court et les notes un peu moyennes, on voulait avant tout patiner propre. Et puis, ça fait 2 ans que je ne suis pas venu aux Europes, je voulais laisser une bonne impression aux juges, leur rappeler qu’il fallait me prendre au sérieux ! Techniquement, j’ai fait le minimum aujourd’hui, mais c’était propre, je suis satisfait, c’est la meilleure compétition de ma carrière !
Ce qui explique que je n’ai fait qu’un triple au lieu du quadruple… quand on part sur un quadruple, la tête a son importance bien sûr, mais ce sont souvent les jambes qui font la différence ! Ca peut dépendre des 6 minutes, voir comment le corps répond. Il faut aussi que les appuis soient stables, que le timing soit parfait… le patinage est un sport très difficile !
Pour les mondiaux, je vais discuter avec Stanick sur la stratégie du court. Deux quadruples, c’est peut-être risqué, il faut avant tout s’assurer de passer le cut du libre. Ensuite oui, il y a aura trois quadruples de prévus dans le libre, il faut aller chercher les quotas olympiques !

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