Euros 2017 : analyse de Vanessa, Morgan, Lola, Andreï… et Bruno après le libre couple

Bruno:
Honnêtement, j’aime beaucoup plus ces championnats d’Europe que ceux de Bratislava l’année dernière ! Ici j’ai vraiment profité de la compétition, l’année dernière j’étais frusté de mes erreurs et de
n’avoir pas pu tout donner. Et on termine 1er
du libre, j’ai donc techniquement un petite médaille d’or européenne !
Pourquoi on a gardé le double Axel lancé dans les deux programmes ? Déjà, Aliona revient de blessure, on n’a repris les sauts lancés que depuis une semaine, et ce n’est qu’ici à Ostrava qu’elle a réussi à ré-atterrir les sauts lancés sur un pied. La blessure est toujours présente, toujours douloureuse, on joue donc la sécurité. Ensuite j’ai été assez malade il y 3 semaines, puis ça a été au tour d’Aliona… on n’était pas sûr de venir ! D’un autre côté on avait sacrifié la Finale du Grand Prix pour ça, on était quand même décidé à se battre jusqu’au bout.
Pour revenir au double Axel lancé, on ne veut aussi faire aucune modifications aux programmes, ne changer aucune prises d’élan… et on compte bien remettre le triple Axel lancé plus tard dans la saison, on a de très grosses ambitions avec le quadruple également. L’objectif c’est les championnats du monde !
Par contre sans ces très gros éléments, on a pu beaucoup plus jouer sur l’émotion, on n’était pas accaparé dans notre concentration sur un élément d’une telle importance. De toute façon depuis la blessure d’Aliona, j’ai continué à beaucoup travaillé de mon côté. Sur les sauts bien sûr, mais aussi sur toutes les autres composantes du patinage. Avec un gros accent sur l’interprétation. Ce soir on est sorti de piste pour retrouver notre entraîneur en pleurs !
C
’est nous ensuite qui avons bien failli pleurer, on a vécu le programme de Vanessa et Morgan depuis les canapés que l’on voit à la télévision. Qu’ils réussissent aussi bien, après avoir passé temps de temps à frôler le podium, ça donne des frissons. C’était tout simplement génial d’être sur le podium et de voir les drapeaux allemand et français monter dans les airs.

 

Vanessa / Morgan :
Vanessa : On est très ému, très fier de cette médaille, c’est la première pour la France depuis 14 ans ! On est très ému, on n’a pas trop de mot pour décrire notre émotion. Je pensais que j’allais pleurer sur le podium, mais j’étais tellement contente que je ne pouvais pas pleurer !

Morgan :
Ce qui est super réconfortant, c’est qu’on montre tout ce dont quoi on est capable. Nos entraîneurs croient en nous, notre fédération croit en nous, maintenant les juges et le public commencent aussi à y croire. On a de vraies ambitions, et ce soir on a montré qu’on pouvait tutoyer les sommets du très haut niveau. Notre but ultime ce sont biens sûr les JO l’année prochaine !
On voudrait remercier tout particulièrement le public, on a n’a jamais vécu quelque chose comme ça, une standing ovation de toute la patinoire, on n’oubliera pas de si tôt ! Même sur le podium il était à fond derrière nous, pour la peine on aurait pu croire qu’on était tout seul sur les trois marches.

Vanessa :
hier soir ma recette pour rester dans concentrée sur la compétition… disons que je ne me suis pas dispersée, je n’ai pas célébré la deuxième place du court. J’ai vu que j’avais beaucoup de messages d’encouragement et de sollicitations, mais j’ai laissé de côté, et je suis allé dormir. Je n’ai pas pu m’empêcher de repenser à ce qui s’est passé il y a deux ans, quand nous étions 3eme du court, pour finalement termine 5eme. Je me disais ‘what if….’ . que se passerait-il si ça se reproduisait ? Après tout, c’est le sport. Finalement, je me suis dit qu’il fallait faire abstraction des résultats du programme court, et repartir de zéro, et j’ai beaucoup plus confiance qu’il y a 2 ans.
Au final ca s’est très bien terminé pour nous, il fallait mieux se rater il y a deux ans qu’aujourd’hui ! Surtout qu’on est en saison pré-olympique, ça tombe bien.

Morgan :
c’est vrai, les éléments se déroulaient bien, le public nous suivait, on aurait pu se laisser entraîner par le moment, par l’émotion… de mon côté je me suis investi comme à l’entraînement, ni plus ni moins.
Côté technique, oui on va reprendre le flip lancé avec les deux bras en l’air, mais plutôt l’année prochaine.

Vanessa: Par contre, la combinaison triple-triple, c’est mort (rires) ! On n’y arrivait jamais ensemble, c’est une prise de risque trop grande, et la combinaison triple-double-double rapporte quasiment autant.

Morgan : oui, je scotche le haut de mes patins, la raison est simple, c’est qu’ils ont maintenant un an, il serait grand temps de les changer… Logiquement avant les championnats du monde, mais je n’en ai pas envie, ce n’est jamais agréable d’avoir à casser les patins. Du coup, je fais tenir ceux-là autant que je peux.

 

Lola / Andreï :
Lola : C’était dur ! Physiquement, c’était vraiment dur de tenir le programme, on n’avait plus de jambes. On a fait la compétition de Torun en Pologne il y a 15 jours, l’enchaînement est assez rapide. Surtout qu’avec la blessure, on n’a pas pu travailler le foncier cet été, c’est maintenant qu’on le paye. Je m’en veux surtout dans le libre pour la chute sur le triple Salchow, je n’en rate pas un depuis une semaine. Le problème sur le porté, c’est dû à un mauvais timing, la fatigue sûrement.
Sinon, sur cette compétition, on ne retient que du positif. On s’est bien battu, on a tout donné. Pour la suite, on va faire une compétition à Oberstdorf, et on espère jouer la qualification pour les monde seniors.

Andreï :
si on devait travailler un seul élément technique en rentrant, ce serait le Twist ! Mais il faut surtout qu’on travaille tous les élements, et qu’on enchaîne les programmes court et long chaque jour pour mieux les tenir.
Et non, patiner aux 6 minutes sur la glace en même temps que mon ancienne partenaire, ça ne m’a pas fait grand-chose, on s’est quitté en bon terme, et de toute façon on reste concentré sur notre prestation.

 

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